23/11/2008
Infinite Crisis 52

À lire les deux précédents articles concernant les comics l'ont pourrait croire que je suis un Marvel-addict.
FAUX ! Je suis vendu à DC qui malheureusement, est loin d'être aussi populaire en France que son concurrent direct (alias la Maison des Idées). Il n'y a qu'à comparer le nombre de magazines kiosque distribués par Panini pour l'un ou pour l'autre : une vingtaine pour Marvel et seulement DEUX pour la Distinguée Concurrence. Autrement dit, DC va mal, très mal, et certains diront que ça ne date pas d'hier...
Mais là n'est pas mon propos d'aujourd'hui, surtout que je suis totalement contre les débats DC VS Marvel. Non, en ce dimanche 23 Novembre (jour où les USA peuvent profiter de 24 Redemption... Oups ! Je suis hors-sujet ^^), je viens vous parler d'un petit bijou de travail scénaristique et éditoriale, Infinite Crisis : 52.
Ce récit en 52 chapitres est brillant pour être le premier comics en temps réel. En effet, chaque chapitre raconte une semaine de l'univers DC et chacun sortait à une semaine d'intervalle. Autant dire que les scénaristes, les dessinateurs et les coloristes n'ont pas chaumés ^^ Ainsi, pendant un an, les lecteurs américains de DC ont vibré chaque semaine pour le nouveau chapitre d'Infinite Crisis : 52.
De quoi ça parle maintenant ? Suite au cross-over non-évènement (car peu digeste) Infinite Crisis, tous les comics de chez DC ont fait un bond dans le temps d'un an lors de l'opération One Year Later (à savoir un faux relaunch new-reader friendly qui a plutôt eu l'effet d'un pétard mouillé). Mais que s'est-il passé pendant cette année ? C'est ce que nous livre 52 à travers le regard d'une multitude de personnage de second plan, la question principale étant : comment vit le monde DC sans la Trinité Batman/Superman/Wonder Woman ? Oui car ces toris là ont décidé de s'effacer quelques temps pour des raisons personnelles.
Profitant de ces sorties hebdomadaires et de la foule de scénaristes et dessinateurs associés au projet, 52 adopte un format narratif très série TV, passant d'une intrigue à une autre avec aisance et attendant le dernier moment pour nous révéler les liens entre chaque. Ainsi, on commence avec une enquête policière de l'Homme Elastique, un des rares super-héros dont l'identité est connue de tous, puis par un affrontement entre Steel et sa nièce ou enfin la formation d'un duo improbable, l'inspectrice Renée Montoya et la Question, un détective masqué au cynisme imparable.
Bref, un excellent moment à passer qui m'a tenu en haleine pendant un an et demi, la diffusion française ayant été parasitée par un passage de la revue du format mensuel à bimestriel... Cependant, on ne m'empêchera pas de rester un peu sur ma faim, certains éléments semblant arriver un peu comme un cheveu sur la soupe (et pourtant ils sont parfaitement introduits, je suis juste mauvais joueur en quelque sorte) ou bien le final, assez incompréhensible dans son bordélisme narratif (comprendra qui pourra).
Une lecture que je vous conseille, les 13 numéros de Panini se trouvant facilement chez tout bon revendeur.
16:45 Publié dans Comics | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12/11/2008
Civil War

J'en ai parlé sur mon article à propos de Spiderman : Brand New Day mais je vais faire un commentaire un peu plus détaillé de ce qui fut l'ÉVÈNEMENT chez Marvel en 2006 (2007 en France).
Civil War a osé ce qu'aucun scénariste n'avait vraiment oser depuis la création des super-héros, les diviser au point qu'ils s'affrontent et que les dommages collatéraux deviennent de réels pertes.
Tout commence par une jeune équipe, les New Warriors qui avaient forgé leur réputation autour d'un show de télé-réalité. Cependant, une de leur intervention filmée tourne au drame lorsqu'un des super-vilains qu'ils tentent d'arrêter - en direct - se fait exploser et avec lui toute la ville de Stamford. Résultat, Nitro a tué 612 personnes dont une soixantaine d'écoliers et Speedball, leader des New Warriors, est jugé responsable.
Le Congrès américain en profite pour sortir un projet de loi qui, grâce à l'exemple de cette ville détruite, a de fortes chances de devenir une réalité : le recensement des super-héros et leur intégration au programme INITIATIVE. Ainsi, et ce avec l'appui de Tony Stark/Iron Man et Red Richards/Mister Fantastic, cette loi oblige toute personne agissant pour la justice derrière une identité secrète de la révéler au gouvernement et d'agir, avec rémunération à la clé, sous les ordres du SHIELD - la police des super-héros, dont Stark est le président.
À ce moment précis, Steve Rogers alias Captain America, LE symbole du rêve américain et des libertés individuelles, ainsi que de l'image du super-héroïsme, se rebelle, quitte le SHIELD et devient hors la loi avec un bon nombre de ses amis justiciers.
Une véritable guerre civile éclate alors, opposant les camps d'Iron Man et Captain America, un conflit qui verra des vies détruites, au sens propre comme au figuré, des héros tomber, des vilains comploter et tout un tas de saloperies engendrées par une bataille idéologique où la valeur fondamentale des super-héros, protéger les innocents, sera mise à l'écart au nom de la liberté individuelle ou la soumission à la politique.
De plus, ce récit se conclut brutalement, dramatiquement et tragiquement, nombreux sont les héros qui ne repartent pas indemne de cette guerre. Même les vainqueurs ont du payer un lourd tribut et se posent la question: "Avons-nous bien fait ?"
Au final, c'est donc l'INITIATIVE qui l'emporte, qui va voir la création d'une équipe de super-héros par État américain, le tout encadré par le SHIELD. Nombreux sont désormais les justiciers jugés hors la loi car opérant sans l'aval du gouvernement - Spidey le premier d'ailleurs. C'est un véritable tremblement de terre qui a bouleversé jusqu'aux fondements de l'univers Marvel.
Conclusion, ce récit en 7 volets et une multitude de séries annexes (mais très peu indispensables...) fut passionnant mais un peu abrupte sur la fin, bien qu'elle soit, je le répète, dra-ma-tique. Toutes les séries en ont été chamboulées et même à l'heure de World War Hulk (le cross-over suivant) ou Secret Invasion (actuellement en cours de publication aux States) les retombées sont encore visibles.
Si ça vous intéresse, sachez que cette histoire est parue en Librairie, sous plusieurs formats. Le mieux évidemment serait celui Collector avec la série principale, Frontline la série parrallèle ainsi que sûr la série Spiderman, Wolverine et je crois les New Avengers, ainsi qu'une dernière mais que je ne citerais pas sous peine de vous spoiler la fin du récit.
Bonne lecture si jamais vous êtes tenté !
17:57 Publié dans Comics | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09/11/2008
Spiderman : Brand New Day

Bon, en ce dimanche grisâtre (en tout cas vu de ma fenêtre, à Poitiers), j'ai des choses à dire semble-t-il.
Après Batman je passe à Spiderman pour vous parler des dernières histoires parut sur le monte-en-l'air de Marvel.
Brand New Day (Un Jour Nouveau chez Panini) fait suite à l'arc One More Day (Un Jour de Plus), qui voyait Peter Parker/Spiderman et sa femme Mary Jane sacrifier leur mariage afin de garantir la survie de Tante May, la bienheureuse octogénaire que l'on se traîne depuis la naissance de l'Homme-Araignée.
Beaucoup comme moi avaient crié au scandale lors de la parution de cette histoire car elle se concluait sur un horrible retour en arrière. Ainsi Spidey n'a plus la capacité de créer lui-même ses toiles et doit à nouveau se contenter de ses fidèles lances-toiles, son identité n'est connu de personne (là où 6 mois avant il la révélait au grand public lors de Civil War, le gros cross-over de Marvel en 2006, fin 2007 pour nous Français...), Mary Jane fait la gueule pour une raison que personne ne sait - sauf nous les lecteurs - et Tante May et bel et bien vivante.
À l'époque, on aurait pu trouver ça frustrant, surtout que le choix scénaristique pour motiver un tel changement était Mephisto (le Diable chez Marvel). Dans ce cas, pourquoi ne pas faire ressuciter Gwen Stacy, LE grand amour de Peter (si si, c'est pas MJ la rouquine !) ?? Mais quand on voit l'inventivité des scénaristes de Brand New Day (qui doivent servir 3 récits par mois au lieu d'un seul), on ne peut être qu'admiratif. En effet, on a pas vraiment un retour au statu quo (contrairement aux Batman et Superman One Year Later, un article à suivre peut-être...) puisque de nombreux nouveaux personnages viennent renouveler le Spidey-verse, comme une nouvelle potentielle petite amie, de nouveaux seconds rôles et de nouveaux ennemis.
Résultat, on passe finalement un agréable moment, la pilule est passée. Peter redevient l'étudiant qui peine à voir le bout, à réunir assez de sous pour se payer à manger, à galérer à filer des super-vilains avec les flics aux fesses - car il est hors-la-loi, conséquence de Civil War, futur article potentiel étant donné le pouvoir attracteur du coffret collector sur moi - et la légion de super-héros gouvernementaux - Civil War again.
À lire sans modération à partir du numéro 102 chez Panini.
20:45 Publié dans Comics | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


